La truffe : de la culture à la dégustation !

La plantation

La plantation, consistant à installer les arbres en terre de manière définitive, devra débuter par un piquetage préalable de la surface à planter. Le nombre moyen d’arbres va varier en fonction de l’espèce de truffe considérée. En ce qui concerne  la truffe Melano, la densité habituellement installée varie de 200 à 350 arbres à l’hectare en fonction de la fertilité du sol (on recommande de diminuer la densité sur les sols fertiles ou profonds).

Le schéma d’implantation, en ce qui concerne les écartements entre lignes comme entre plants sur la ligne, est extrêmement variable selon les situations et les conditions d’entretien. En effet, on veillera scrupuleusement à conserver des distances suffisantes pour manœuvrer avec le matériel (bouts de ligne et interlignes) sans endommager les arbres et les systèmes racinaires (essentiels en production truffière).  Les écartements les plus communément recommandés sont de l’ordre de 6 à 8 mètres entre lignes et de 4 à 6 mètres sur la ligne, afin de conserver un ensoleillement suffisant.

Les plants mycorhizés sont généralement livrés dans des godets en plastique, qu’il faudra, bien entendu, retirer avant la mise en terre. Cette manipulation devra être réalisée avec précautions, la terre du godet étant très meuble et les racines mycorhizées relativement fragiles. Pour des plants d’1 an, il ne sera pas nécessaire d’habiller (raccourcir) les racines, leur développement étant encore restreint. Il suffira alors de positionner délicatement, à la bonne profondeur, le plant dans le trou : niveau du collet, enterré de quelques centimètres.

Une fois le plant correctement recouvert de terre fine, il sera judicieux de le protéger contre la dent du gibier (tube mini-serre). Par mesure de précautions et pour favoriser le tassement naturel de la terre autour des racines, on réalisera un arrosage léger. Dans les secteurs à forte densité de gibier ou présentant des risques forts de visites indésirables, on peut prévoir la mise en place d’une clôture périmétrale de protection ; toutefois, cet équipement supplémentaire reste d’un coût élevé, nécessite une surveillance et un entretien très réguliers et sera, de ce fait, réservé à ces situations particulières.