La truffe : de la culture à la dégustation !

La formation du chien au cavage

20140403_173244    le « Lagotto Romagnolo »

Ainsi que cela a déjà été mentionné, le chien est maintenant l’auxiliaire et le partenaire le plus couramment utilisé pour caver les truffes. Même si certains y parviennent fort bien avec la méthode plus subtile de la mouche spécifique.

En ce qui concerne les races de chien susceptibles de donner de bons résultats, ainsi que le démontrent les prestations en championnats, une multitude est capable d’assurer de remarquables services. Ainsi on peut rencontrer, bien entendu, des Terriers, … des Epagneuls, des Labradors, des Bergers, ….. jusqu’au plus réputé, le « Lagotto Romagnolo », tout  comme des « sans race connue » qui peuvent également exceller dans ce travail particulier.

Le choix, lorsqu’il est nécessaire (en fait, souvent, le chien du trufficulteur est offert en cadeau !) sera donc délicat et s’appuiera fréquemment sur des critères plus personnels liés à la situation particulière du trufficulteur. N’oublions pas, d’autre part, que l’attitude du « conducteur » ne sera pas sans effets sur le résultat de l’opération et il est donc essentiel que le futur propriétaire tienne compte des caractéristiques connues de la race mais, peut-être tout autant, de son propre caractère, afin que le tandem puisse être réellement opérationnel. Attention donc aux races au tempérament trop marqué qui risquent d’apporter plus de difficultés que de satisfactions !

En ce qui concerne le dressage du chien ou, plus exactement l’éducation du chiot, la démarche est relativement simple mais demande à être entreprise de manière précoce. En effet, dès ses premiers mois, l’animal est capable de commencer à s’imprégner de l’odeur particulière de la truffe et d’apprécier progressivement cette recherche, pourvu que l’apprentissage soit conduit sous forme de jeux et sans insistance. Certains préconisent même de mettre un peu de jus de truffe (ou d’arôme) dans la pâtée.

On peut, en effet, pour habituer le chiot, utiliser des brisures de truffes (pour ceux qui peuvent s’en procurer) ou bien acheter un produit préparé, dénommé, par exemple, le « Canitruf », qui est une sorte d’huile odorante. Il suffit alors, une fois que le chien connaît l’odeur, de mettre un papier ou un coton imbibé dans un petit contenant que l’on cachera, hors la vue de l’animal, afin, ensuite, de le lui faire chercher et découvrir. Dès lors que le chiot commence à trouver aisément l’objet, on corsera la difficulté, d’abord à l’intérieur, puis dans le jardin et enfin complètement en nature. Une précaution s’impose toutefois : n’oubliez pas que votre jeune chien connait parfaitement votre odeur et saura facilement la repérer si vous ne prenez pas les précautions indispensables pour éviter cette ruse.

Un dernier point enfin pour les jeunes planteurs. Ne vous précipitez pas pour avoir un chien !!! dès que vous avez achevé votre plantation…

L’éducation d’un jeune compagnon de travail est relativement rapide (de l’ordre de 2 ans, bien souvent) pour atteindre les premiers bons résultats. Par contre, pour conserver cette efficacité, encore conviendra-t-il de pouvoir assurer un véritable entrainement au chien et donc d’être certain de pouvoir le faire caver régulièrement sur des terrains producteurs de truffes ! L’animal n’est pas encore capable de trouver ce qui n’existe pas.

IMG_0231   le « Labrador Gold »